Saint-Bauzille, un lieu, une histoire
Le 150ème anniversaire des Apparitions permet de revenir sur les recommandations formulées par la Vierge Marie à Auguste ARNAUD dont l’une revêt un caractère local indéniable :
« Vous avez abandonné Saint-Bauzille, il faut l’honorer le jour de sa fête ».
(en l’occurrence le 20 Mai).
Mais qui était donc ce Saint-Bauzille ou Saint-Baudille, dont le prénom masculin était encore usité à la fin du 19ème siècle dans nos contrées.
Ses origines chrétiennes s’imposent puisqu’il est cité pour la première fois dans le cartulaire de l’abbaye de Gellone en 1122 sous le vocable de « Écclésia Sancti Baudilii », le saint patron de l’église locale.
Le personnage religieux est un soldat natif de la province romaine dite de la NARBONNAISE. Parti combattre en Égypte au début du 4ème siècle, il adopte le message du Christ répandu par Saint-Antoine du Désert,
« Donne tes biens aux pauvres et suis-moi ».
De retour au pays qu’il décide d’évangéliser, il se heurte aux persécutions exercées par Dioclétien à l’encontre des chrétiens. Capturé et martyrisé, il est décapité en 356 en un lieu-dit « 3 Fontaines », hors les murs de la ville de Nîmes dont il est aussi le saint patron. Son effigie, ornée de la palme des martyrs, orne la rosace d’entrée, au-dessus de la porte de notre église paroissiale.
(Sources : Auguste PELET – Inspecteur des monuments historiques du Gard – 1865).